Bruxelles-Métula du 5 mars 2018 (010503/18)  
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 05 mars 2018

 

© Metula News Agency/Radio Judaïca

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/vb.552540291522809/1424254934351336/?type=2&theater

 

Ou sur Youtube : https://youtu.be/XyPpQKXutuo

 

Au sommaire : Iran-Israël, quel est leur rapport de force, quels sont les objectifs stratégiques et tactiques des deux ennemis, à quels risques la population israélienne est-elle confrontée.

 

Juffa livre également des détails sur la coalition Israël-Etats sunnites-Etats helléniques qui s’est mise en place face à l’agressivité de l’Iran et de la Turquie.

 

 
La méprisable provocation des Eglises catholiques à Jérusalem (info # 010403/18)  
Analyse
dimanche, 04 mars 2018

 

Par Guy Millière

 

Les Eglises catholique, grecque orthodoxe et arménienne apostolique, qui se partagent la custodie du Saint-Sépulcre à Jérusalem, ont, voici peu, fermé les portes de celui-ci pendant deux jours consécutifs. Leurs représentants ont expliqué leur acte : protester contre une décision de la municipalité de Jérusalem visant à leur faire payer des taxes sur leurs propriétés à caractère non-religieux et à régler des litiges existants en matière de propriété foncière. La municipalité de Jérusalem a cédé à la protestation et a, pour l’heure, renoncé à faire appliquer la loi.

 

La décision de la municipalité de Jérusalem n’avait cependant rien d’aberrant ou de scandaleux. Tous les édifices dont la finalité n’est pas religieuse à Jérusalem et sur le territoire d’Israël sont assujettis à l’impôt. Le niveau de taxes exigé n’est en rien exorbitant ou discriminatoire. Il s’agit du taux appliqué à tous les édifices dont la finalité n’est pas religieuse à Jérusalem. La volonté de trouver un moyen de régler les litiges en matière de propriété foncière ne portait elle-même en rien préjudice au droit de propriété et ne constituait en rien une loi d’exception.

 

Pourquoi, dès lors, les Eglises catholique, grecque orthodoxe et arménienne apostolique ont elles jugé bon de protester ?

 

Les raisons apparaissent en filigrane dans la façon dont les protestations ont été organisées.

 

Les représentants des Eglises concernées ont fallacieusement parlé de “discrimination”. Ils ont clamé qu’Israël voulait “affaiblir”, voire “annihiler la présence chrétienne” à Jérusalem. Ils se sont adressés à la presse internationale, qui s’est empressée de reprendre leurs allégations sans chercher le moins du monde à en vérifier l’authenticité. Ils ont accepté que le porte-parole de leurs revendications et de leur discours auprès de l’Union Européenne soit Ayman Safadi, le ministre des Affaires Etrangères de Jordanie. Ils ont, bien sûr, trouvé un écho favorable chez Federica Mogherini, la responsable de la Politique Etrangère de l’Union Européenne, et contemptrice systématique et borgne d’Israël.

 

Il est difficile de ne pas discerner dans cette conduite une volonté appliquée de diffamer et de faire scandale, un désir d’exercer une pression et un chantage supplémentaires sur Israël, ainsi qu’une tentative d’apporter des arguments à ceux qui entendent remettre en question et délégitimer la souveraineté israélienne sur Jérusalem.

 

Difficile de ne pas constater que cette volonté, ce désir et cette tentative se sont exprimés au moment même où le Président Donald Trump, quelques semaines après avoir décidé de transférer l’ambassade des Etats Unis à Jérusalem, a annoncé la date effective du transfert, à savoir le moment où Israël célébrera le soixante-dixième anniversaire de sa renaissance, au mois de mai prochain.

 

 

Les Eglises ont scellé le Saint-Sépulcre avant d’accuser le gouvernement

israélien de porter atteinte à la liberté de culte…

 

Il est impossible d’ignorer que ce transfert, qui fait que la première puissance du monde reconnait enfin Jérusalem comme capitale d’Israël et joint le geste à la parole, suscite la rage des instances européennes, des dirigeants “palestiniens”, mais aussi celle de nombreux leaders islamiques.

 

Il est en outre très difficile d’ignorer que, à l’instar des instances européennes, les Eglises catholiques ont souvent des positions plus proches de celles des dirigeants “palestiniens” et islamiques que de celles d’Israël, et n’ont jamais admis la souveraineté israélienne sur Jérusalem.

 

Il est quasi-impossible d’ignorer l’antisémitisme chrétien, très agissant au sein des Eglises catholiques : Michel Sabbah, puis Fouad Twal, les deux plus récents patriarches latins de Jérusalem, ont entretenu des relations étroites avec l’Autorité Palestinienne et tenu de façon récurrente des propos peu amènes à l’encontre des Israéliens.

 

Il est, cela doit être dit, particulièrement dégradant que les Eglises catholique, grecque orthodoxe, et arménienne apostolique, au vu de leur histoire maculée d’antisémitisme, se conduisent aujourd’hui comme elles le font.

 

Car Israël est le seul pays du Proche-Orient où les chrétiens ne sont pas persécutés et peuvent au contraire vivre conformément à leur foi et fréquenter librement leurs lieux saints sans crainte de se faire agresser.

 

Lire la suite...
 
Le face-à-face Iran-Israël. Toute la région est concernée (010303/18)  
Analyse
samedi, 03 mars 2018

 

Par Jean Tsadik

 

Le duel se poursuit de plus belle entre l’Iran et Israël. Les Perses, qui font pratiquement ce qu’ils veulent en Syrie, hormis les interdits imposés par Vladimir Poutine, notamment l’implantation de bases khomeynistes dans la province de Lattaquié, qui mettraient en péril l’aéroport de Khmeimim et les installations navales russes dans le port de Tartous, tentent de s’implanter à proximité d’Israël. L’Etat hébreu s’emploie à les en éloigner.

 

On doit se demander pourquoi Téhéran investit autant de moyens dans cette entreprise et accepte de perdre régulièrement des membres de ses forces d’élite sous les coups de boutoir du Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) sans y parvenir.

 

Certains confrères affirment que la junte théocratique chiite prépare une éventuelle confrontation entre Tsahal et le Hezbollah au Liban. Dans cette optique, il faudrait agir à partir d’un second front afin d’alléger la pression que l’Armée israélienne ferait subir aux miliciens de Nasrallah. En disposant de bases de moyenne profondeur en Syrie, dont les missiles sol-sol menaceraient la population de l’Etat hébreu, cela obligerait le Khe’l Avir à diluer ses attaques sur le pays aux cèdres pour bombarder les Pasdaran en Syrie.

 

C’est une hypothèse indiscutable, même si Tsahal dispose de suffisamment de chasseurs-bombardiers entre autres atouts pour gérer les deux fronts simultanément et si l’éradication des positions iraniennes ne devrait pas prendre plus de quelques heures. Celles-ci sont en effet extrêmement visibles par nature, car les armes qu’elles accueillent remplissent un volume considérable qu’il est impossible de dissimuler au regard des satellites et des appareils de reconnaissance avec ou sans pilotes. La facilité relative de les éradiquer est encore accentuée par le fait que ni l’Iran ni les forces gouvernementales syriennes ne disposent actuellement des moyens de gêner l’activité des F-16 frappés de l’étoile de David.

 

La confrontation avec le Hezb au Liban est largement plus complexe, s’agissant d’un affrontement asymétrique face à un ennemi ayant largement recours aux techniques de guérilla en se fondant dans la population civile, y compris en dissimulant des stocks d’armes et de munitions dans des quartiers résidentiels.

 

Mais pour l’état-major des bleu et blanc, mieux vaut intervenir avant une guerre ouverte avec le Hezbollah que durant celle-ci, ce qui explique en partie les interventions fréquentes du Khe’l Avir auxquelles nous assistons ces derniers mois contre les implantations perses en Syrie.

 

 

Le Président israélien Rivlin, visitant, sans cravate,

le quartier général de la flotte grecque

 

A ce propos, nous sommes absolument convaincus que les raids aériens sont largement plus nombreux que ce qu’on annonce des deux côtés. Ces derniers jours, tous les habitants de Métula et du nord du Doigt de la Galilée voient les appareils hébreux franchir la frontière pour ne réintégrer notre espace aérien qu’après de longues minutes, voire des heures.

 

Or ces vols ne sont pas des vols d’entrainement : personne, en Israël, n’exposerait la vie de pilotes en les envoyant survoler des territoires hostiles sans avoir à y réaliser des objectifs aussi précis qu’importants. On peut en décrire de trois sortes :

 

1. La nécessité de marquer notre présence dans les cieux face à l’armada russe, dont les Soukhoï et les Mig décollent chaque jour de Khmeimim, à 240km de Métula (un coup d’aile) et de l’aéroport international de Damas, à 60km de notre frontière sur le Golan.

 

2. Le besoin d’effectuer des reconnaissances aériennes ; mais sur ce point, les satellites fournissent l’essentiel des informations, complétées par les drones, les mouchards électroniques et les agents au sol. Le recours à la photographie aérienne se voit donc marginalisé, à l’exception de quelques plans de détails que les autres solutions à disposition ne peuvent pas encore fournir. Quoi qu’il en soit, cette activité ne réclame pas de survols aussi massifs et fréquents que ceux que nous observons.

 

3. Les missions d’attaque d’objectifs au sol. Le chef du Khe’l Avir, le Major Général Amir Eshel, en passant le relai l’été dernier à son successeur Amikam Norkin, a dévoilé que ses avions avaient effectué plus d’une centaine de ces interventions, alors que dans la même période de cinq ans, celles annoncées par des sources étrangères ou, extraordinairement par Israël, n’avaient pas atteint le chiffre de vingt. En fait, on entend parler de ces raids lorsque l’ennemi les mentionne par ses canaux officiels, lorsqu’ils se produisent à proximité immédiate des grandes villes et qu’ils ont des témoins oculaires, ou lorsque ce sont des sources liées à la rébellion armée qui en font état. Hors de ces occurrences, personne n’a vent de ces opérations, et ceux qui les constatent – les Russes, les Américains et les armées des grandes puissances -, n’ont pas de raison d’en parler. Ce ne sont pas des journalistes.

 

En vue du raisonnement qui précède, nous sommes certains que des interventions aériennes opérationnelles se déroulent sur nos têtes et qu’elles prennent pour cibles les bases des Pasdaran, les convois d’armes à destination du Hezb et les missiles sol-air d’al Assad.

 

Il existe une autre raison qui pousse les Iraniens à tenter de se déployer à proximité d’Israël ; celle attenant à leur propre sécurité. Ce, car un immense déséquilibre existe entre les moyens à disposition des deux camps. D’une part, Tsahal peut frapper n’importe quelle partie du territoire des ayatollahs au moment qu’il a choisi et avec une précision de moins de trente centimètres de la cible visée grâce à ses missiles de moyenne portée. A cela s’ajoute la possibilité de chapitrer la Perse avec l’Aviation, les drones et des sous-marins de la classe Delphin, qui se trouvent très probablement en plongée, pendant que je rédige cet article, à quelques encablures du bastion chiite.

 

On parle déjà d’une capacité dissuasive énorme, qu’il faut encore augmenter par la possibilité des Hébreux de recourir, en cas d’absolue nécessité, à l’arme atomique qui équipe, selon des sources étrangères, entre 200 et 400 missiles. De quoi détruire la dictature de Khameneï un certain nombre de fois.   

 

Face à ces dispositifs colossaux, et surtout imparables, Téhéran ne dispose pas d’armes atomiques, ni d’aviation capable de menacer Israël, et encore moins de sous-marins indétectables porteurs de missiles. Pour ne rien arranger aux affaires des Iraniens, leurs missiles à longue portée, encore au stade expérimental, sont terriblement imprécis. Probablement afin de les tester, l’Armée iranienne avait tiré, en juin dernier, six missiles balistiques Zolfaghar [le nom du sabre à deux lames de l’Imam Ali] contre DAESH, à l’extrémité orientale de la Syrie, à 500km de distance, et aucun n’avait atteint son but (trois sont tombés en Irak !). Encore ne se sont-ils pas frottés aux missiles anti-missiles Khetz-Arrow-Flèche, qui auraient pu les intercepter et laisser ainsi le ciel iranien sans défense face à la riposte inévitable des Hébreux.

 

En revanche, les khomeynistes détiennent des missiles à courte portée – de l’ordre de 100 à 250km –, principalement de type Fateh-110 [le conquérant] relativement précis ; ce qui signifie que, plus ils s’approchent de l’Etat hébreu, plus ils comblent une partie du déséquilibre qui joue si nettement en leur défaveur.

 

Nous possédons les éléments suffisants pour poser cette équation de manière plus claire encore : faute d’installer des bases en Syrie à faible distance des villes israéliennes, la junte théocratique chiite ne dispose d’aucune arme à même d’inquiéter les Hébreux.

 

Il reste certes à la dictature iranienne ses supplétifs libanais du Hezbollah, ses 100 000 roquettes et ses 1-2 000 missiles, mais Tsahal a fait le nécessaire afin que peu d’armes qualitatives et pas de missiles antiaériens performants n’atteignent le Liban.

 

La situation qui prévaut fait que, dans tous les cas de figure, le déclenchement d’une guerre par les Perses ou leurs proxys, que ce soit un conflit de proximité – Israël-Hezbollah -, un conflit à distance Israël-Iran, ou un conflit mixte, Israël-Hezbollah au Liban, avec des échanges de missiles et autres politesses entre Jérusalem et Téhéran, consisteraient en des entreprises suicidaires pour les ayatollahs. Elles débuteraient certes par des morts en Israël, essentiellement civils, entre 100 et 3 000, et se termineraient inéluctablement par l’oblitération des agresseurs, soit le Hezbollah, soit l’Iran, soit les deux. On peut même affiner la prévision et affirmer que le niveau d’anéantissement des agresseurs serait proportionnel à l’ampleur de leur attaque préliminaire. Jérusalem ne va, en effet, pas anéantir l’Iran et sa population otage de ses dirigeants parce qu’ils envoient un drone d’observation sur Bet Shéan. Mais s’ils prennent le risque de lancer sur Israël des missiles non-conventionnels (chimiques, gazeux ou bactériologique), ils s’exposent au double risque de n’atteindre aucun objectif et d’être broyés lors de la riposte.

 

On peut aller encore plus loin dans notre analyse, et affirmer que les tentatives des Pasdaran de s’implanter en Syrie face à Israël sont de toutes façons inutiles en considération des arsenaux à disposition des uns et des autres. C’est aussi la raison pour laquelle nous considérons qu’une guerre opposant le Hezbollah à Israël, à l’initiative de la milice chiite, reposerait sur une décision illogique ou sur un ordre de sabordement venu du mentor iranien. Je ne suis pas même certain que si un tel ordre était transmis par Khameneï à Nasrallah, ce dernier l’exécuterait, car personne de sensé ne court à sa propre perte s’il peut faire autrement.

 

Le seul risque de conflit que je peux concevoir serait celui d’un embrasement accidentel avec accentuation systématique du niveau des représailles. Mais ce scénario n’échapperait pas, au fond, à la logique que j’ai démontrée, il resterait irrationnel et suicidaire.

 

Dans l’entre-temps, la "République" Islamique d’Iran poursuit ses tentatives d’enracinement entre 40 et 300km de nos frontières. A notre avis, les ayatollahs n’essaient ainsi que de créer l’esquisse d’une contre-menace rééquilibrante face à Israël : d’amener Jérusalem à hésiter si elle désire se lancer dans une guerre préventive contre le Hezbollah au Liban ou contre les Iraniens en Iran.

 

C’est ainsi que la chaîne américaine FOX vient de dévoiler les images satellites d’une nouvelle base iranienne en construction sur la montagne de Sharqi [Jebel ash Sharqi][voir la carte], à moins de dix kilomètres à vol d’oiseau au nord-ouest de Damas et du palais présidentiel de Bashar al Assad.

 

 

La base iranienne en construction sur le Jebel ash Sharqi

 

L’emplacement choisi pour cette base n’est pas étonnant : elle se trouve à courte distance de celle de Jomrayah, déjà frappée à deux reprises par le Khe’l Avir, et d’autres positions stratégiques des divisions du régime, du palais présidentiel et de l’aéroport militaire de Mezzé, lui aussi plusieurs fois pris pour cible par l’Aviation israélienne, avec son abominable centre de torture géré par les bourreaux du renseignement de l’Armée de l’air gouvernementale.

 

Lire la suite...
 
Le lamentable cas Zeev Sternhell (info # 012702/18)  
Analyse
mardi, 27 février 2018

 

Par Guy Millière

 

L’extrême gauche sur toute la planète exècre Israël et souhaite à l’évidence sa destruction. Certains membres de l’extrême gauche disent les choses clairement et affichent leur soutien pour des gens qui, comme eux, souhaitent la destruction d’Israël, et ils manifestent dès lors en compagnie de gens vociférant “Mort aux Juifs !”. D’autres sont plus hypocrites et feignent d’avoir des illusions.

 

Ceux-là disent qu’ils sont pour la paix, et pour confier un Etat à l’OLP, ce conglomérat d’organisations terroristes censé être devenu respectable parce qu’il dispose désormais d’un quasi-Etat voyou appelé Autorité Palestinienne.

 

Et ils restent délibérément sourds à toutes les insanités que peuvent débiter les dirigeants de l’OLP-Autorité Palestinienne et au fait que ces dirigeants ne cessent de clamer, lorsqu’ils parlent arabe, qu’ils veulent un Etat allant du Jourdain a la Méditerranée, de préférence Judenrein.

 

Ils restent délibérément sourds aussi au fait que ces dirigeants incitent sans cesse à l’assassinat de Juifs et considèrent les assassins de Juifs comme des héros. Des héros qu’ils célèbrent, rémunèrent s’ils survivent et qu’ils sont incarcérés en Israël, voire de manière posthume, en allouant des rentes à leurs familles s’ils sont éliminés pendant qu’ils assassinent.

 

Ceux-là manifestent aussi, rédigent des pétitions clamant que les “Palestiniens” ont droit à un Etat, affirment hypocritement qu’ils ne sont pas anti-israéliens, mais juste opposés à la “colonisation” israélienne et aux traitements abominables qu’Israël est censé infliger aux populations arabes de ce qu’ils appellent les territoires “occupés”.

 

Ceux-là trouvent un écho parmi les politiciens européens et américains de gauche, mais aussi chez des politiciens israéliens de gauche et d’extrême gauche, et le fait qu’ils puissent s’afficher au côté d’Israéliens est pour eux une source de jouissance : “vous voyez”, revendiquent-ils, “nous ne sommes pas anti-israéliens, puisque des Israéliens sont d’accord avec ce que nous déclarons !”.

 

Ceux-là sont particulièrement heureux lorsque des “intellectuels” israéliens partagent leur discours, et certains “intellectuels” israéliens ont fait une carrière confortable et rémunératrice en Europe et en Amérique du Nord en devenant les trophées de l’extrême gauche anti-israélienne occidentale. Shlomo Sand a fait, ainsi, un véritable triomphe en publiant successivement Comment le peuple juif fut inventé (2008), Comment la terre d'Israël fut inventée (2012)puis, apothéose, Comment j'ai cessé d'être juif (2013). Ilan Pappe a remporté un certain succès avec des titres tels Les démons de la Nakbah (2004) et Le nettoyage ethnique de la Palestine (2008).

 

Zeev Sternhell fait partie de cette méprisable cohorte, mais il y occupe une place particulière, car il s’est longtemps présenté comme un historien généraliste, spécialiste du “fascisme”, et, de surcroit, comme un “sioniste”. Ses travaux sur le fascisme sont frelatés, mais ils lui ont valu une aura dans certains milieux. Le fait qu’il se soit déclaré “sioniste” a semblé donner davantage de poids à ses prises de positions anti-israéliennes et propalestiniennes. Ce poids n’en est pas moins celui de l’imposture, et un texte qu’il a fait paraitre voici peu dans Haaretz, le quotidien de la gauche israélienne, que se plaisent à citer tous les adeptes du terrorisme palestinien sur Terre, et dans Le Monde, principal quotidien anti-israélien et propalestinien en France ["En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts", in Le Monde, 18 février. Accès payant. Ndlr.], où tous les quotidiens sont anti-israéliens et propalestiniens, est particulièrement infect.

 

Zeev Sternhell s’y répand comme un propagandiste cherchant simplement à inciter à la haine. Il prétend y décrire la réalité, mais dans le style revu et corrigé de Mahmoud Abbas lorsqu’il présente les “Palestiniens” comme les descendants des Cananéens et le Kotel [le mur des lamentations] comme le mur d’al Buraq.

 

Oser parler de la “cruauté des Juifs envers les non-Juifs sous leur emprise en territoires occupés” est simplement abject lorsqu’on sait la retenue dont fait preuve l’Armée israélienne face aux agressions et au risque constant d’attentats suicides ou d’attaques au couteau. Lorsque l’on n’ignore pas que les non-Juifs en question sont des Arabes sans cesse incités à l’assassinat de Juifs et qui, trop souvent, passent à l’action, et lorsqu’on n’ignore pas non plus que l’essentiel des terres de Judée-Samarie est peuplé par des Arabes, et que l’intégralité de Gaza est vide de toute présence juive. Zeev Sternhell connaît pertinemment ces faits. Il est juste empli de mensonge jusqu’à déborder en jets de bile.  

 

Oser écrire que le gouvernement israélien de droite entend pratiquer “la mainmise sur tous les organes de l’Etat et de la vie sociale“ est d’une malhonnêteté digne d’un disciple servile de Yasser Arafat. Nul ne peut penser que Zeev Sternhell ignore qu’en Israël prévaut la séparation des pouvoirs comme dans toutes les démocraties occidentales dignes de ce nom, ainsi qu’une liberté de parole qui lui permet d’écrire ce qu’il écrit tout en ne risquant strictement rien des autorités politiques. Les gens qui crachent dans la soupe tout en la consommant suscitent légitimement un profond dégout.

 

 

Zeev Sternhell

 

L’identification du nationalisme à l’extrême droite, au fascisme et au nazisme est indigne d’un universitaire, et pas même digne d’un rédacteur de tract fébrile pour maoïste attardé.

 

Il en va de même pour cette phrase : “un demi-siècle d’occupation, de colonisation et d’apartheid dans les territoires conquis en 1967, et désormais occupés par quelque 300 000 colons“. A force de s’injecter la propagande palestinienne à doses intensives dans les neurones, Sternhell omet de prendre en compte que : 1. Israël n’occupe pas une part importante de la Judée-Samarie et pas un centimètre carré de la bande de Gaza, 2. Israël ne colonise aucun territoire, car les territoires de Judée-Samarie n’ont été légitimement les territoires d’aucun Etat et peuplés par aucun peuple définissable comme peuple depuis le démantèlement de l’empire ottoman, 3. Le seul apartheid qui existe en Judée-Samarie est pratiqué par les amis terroristes “palestiniens” de Zeev Sternhell, dès lors qu’aucun Juif ne peut vivre dans les territoires occupés par l’Autorité Palestinienne, 4. Aucun territoire n’a été conquis par Israël, qui a simplement répondu à une agression et vaincu ses agresseurs, en se disant prêt à échanger des terres contre la paix, 4. Le retour de Juifs en Judée-Samarie se fait sur un territoire qui a subi une épuration ethnique antijuive en 1948-49.

 

Lire la suite...
 
Afrin : dormez, on tue ! (012402/18)  
Breaking News !
vendredi, 23 février 2018

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

Depuis le 20 janvier dernier, date du début de l’agression ottomane contre l’enclave kurde d’Afrin, pas moins de 1 132 soldats de l’Armée turque ou supplétifs islamistes arabes sont morts dans les combats, selon l’estimation de la Ména. Le chiffre des blessés dépassant 2 000 individus. La proportion entre Turcs et Arabes tués ou blessés s’établit à un peu moins d’un Turc pour quatre Arabes.

 

Parmi les défenseurs d’Afrin, on compte 273 tuées et près de 420 blessés. 173 civils ont perdu la vie, côté kurde, et 8 en Turquie ou dans des villes syriennes occupées par l’Armée turque.